17/12/04

QUITO - EQUATEUR

03/01/05

QUITO - EQUATEUR

08/02/05

PISCO - PEROU

258/02/05

LA SERENA - CHILI

02/04/05

SANTIAGO - CHILI


En 1815, le général argentin San Martin
débarque sur les cotes péruviennes, dans la région actuelle de Paracas. Après avoir libéré son pays du pouvoir espagnol, il traversa les Andes pour libérer son voisin chilien, puis décida de remonter au nord pour continuer sa croisade. A peine mis le pied à terre, il aperçoit alors de nombreux flamands roses, ainsi naquit les couleurs du drapeau national péruvien.

Pisco (Pérou)

Katy, Celia, Ismael et moi, nous rendons à Paracas pour prendre une embarcation rapide et nous approcher des iles Ballestas. Le bruit que fait la colonie de phoques et lions de mer est impressionnant. On se croirait dans un stade de foot et le son émis par tout ce monde ressemble à des cris de chèvres et cochons ! Les sommets des îles sont occupées par des pélicans. Dans La réserve de Paracas qui se trouve sur une péninsule nous apercevons également sur les côtes, phoques, lions de mer, pélicans, mais aussi quelques flamands roses même si ce n'est pas la saison.

Entre l'océan Pacifique et les Andes, s'étendant sur environ 520km², des centaines de lignes parfaitement droites, de gigantesques dessins géométriques couvrent le sol comme un réseau de sentiers.
Depuis 10 000ans, il est tombé très peu de pluie sur le sol jaune, mélange de sable, d'argile et de calcite. La surface est recouverte de fragments d'une roche noircie par la poussière que le vent apporte. En y posant le pied, on est sûr d'y laisser des empreintes pour longtemps.
La taille démesurée des dessins, la perfection de leurs proportions et l'incroyable rectitude des lignes ont fait couler beaucoup d'encre quant aux possibilités techniques des Nazcas. On a émis l'idée intéressante et amusante que les Nazcas étaient capables de voler dans des ballons dirigeables, ce qui expliquerait parfaitement comment ils réussissaient à tracer des lignes impeccables. L'idée que les Nazcas auraient été capables de voler s'appuie d'abord sur les décors de nombreuses poteries où apparaient ballons et cerfs-volants.

Nazca (Pérou)
J´embarque dans un petit avion en compagnie de deux hollandaise...je crois. Le Cesna centurion 310 chevaux, décolle au bout de la piste de terre. Deux minutes plus tard nous sommes tout les quatres au dessus de la fameuse vallée ou se trouvent les lignes de Nazca. Des dessins représentent des figures d'animaux tels que araignée, singe, oiseau... des figures géométriques. Sans l'aide du pilote, il est difficile d'apercevoir du premier coup d'oeil les dessins. Malgré la basse altitude de notre avion, ces dessins m'apparaissent plus petits que je croyais. Apres 35mns de vol, je rejoins la terre ferme, pour maintenant voir de plus pres d'autres témoignages de la civilisation Nazca. Momies et poteries, étaient les spécialités de ce peuple
Je rejoins de nuit Tacna, derniere ville péruvienne au sud du pays. Elle aurait pu être l´avant dernière...

La découverte des mines d´argent de Potosi au XVIe siècle, fit d´Arica une des villes les plus importantes de la région. Elle devint un port de transit pour les mines. Lors de la guerre du pacifique, en 1880, les chiliens prirent aux péruviens cette région y compris son riche sous sol.

Frontière Perou/Chili
Pour me rendre à Arica depuis Tacna, et donc passer la frontière, j'emprunte un taxi. Nous sommes six dans l'énorme Buick. Le contrôle au poste frontière coté Chili est strict, surtout pour mes voisins péruviens. Arica ne sera qu'un transit car je saute dans un bus en direction d'Iquique, 250kms au sud sur la côte. Nous venons de quitter le terminal, je recherche mon passeport...impossible de mettre la main dessus ! je descends du bus et retourne au terminal. Ne sachant pas vraiment ou j'ai égaré mon passeport, je décide de retourner au poste frontière chilien, mais sans succès, je récupère par contre le nom du chauffeur de taxi ainsi que la plaque de la voiture. Je reconnais aussi une personne qui a discuté avec mon chauffeur, il me communique le nom de l'agence qui gère les taxis. De retour au terminal d'Arica, je me rends à cette fameuse agence, et dans le regard des deux hôtesses je pressens une bonne nouvelle, une d'elle ouvre un tiroir et me tend ce précieux carnet. La compagnie de bus m'autorise à en reprendre un sans avoir à payer. Une petite frayeur et une matinée de perdue...ça aurait pu être pire...

1879, le cuirassé à vapeur péruvien Huscar pénètre dans la rade d'Iquique. La ville chilienne a cette époque n'abrite que 10 000hab., essentiellement composée de familles de mineurs et pêcheurs. L'Esméralda, vieux navire de guerre chilien, et présent dans le port, se met en travers du chemin du puissant cuirassé. Le rapport de force étant trop inégal, le capitaine de l'Esméralda, sur le point d'être éperonné , tente l'abordage ! Folie sur le plan militaire, mais acte d'héroisme aux yeux de la population. Ainsi le capitaine Arthuro Pratt possède aujourd'hui au moins une rue qui porte son nom dans toutes les villes chiliennes.

Iquique (Chili)

Le bus amorce la descente de cette falaise tel un skieur sur une piste pentue. L'arrivée à Iquique est impressionnante. La ville se trouve coincée entre falaises et océan. C'est la capitale de la 1ere région, elle regroupe maintenant 145000hab. C'est actuellement l'été au Chili et donc les vacances. Il règne une grande activité dans les terminaux de bus et on voit beaucoup de jeunes chiliens équipés de sacs à dos. Les plages sont peu nombreuses, le soleil frappe et il ni y a pas d'ombre ! La place principale, habituellement baptisée plaza de Armas dans toutes les grandes villes sud-américaines, se nomme ici Plaza Arthuro Pratt.
Casque sur les oreilles, je m'endors dans le bus confortable qui m'emmène à Antofagasta. Derrière la vitre, le ciel étoilé du Chili.


La pureté du ciel chilien (350 jours sans nuages), explique en grande partie le choix de l'ESO pour l'implantation du VLT (very large télescope) dans la commune de Talata à 120 kms au sud d'Antofagasta. L'ESO Observatory Europeen Austral), regroupe plusieurs pays européens dont la France. Ce télescope est le résultat de 15 années de recherches et travaux. Quatre miroirs géants de 8.2 mètres de diamètre chacun, sont reliés entre eux, et à un super ordinateur. Grâce à une technique inventée par le français Hippolyte FIZEAU à la fin du XIXe siècle, les images captées sur les miroirs seront en quelque sorte additionnées pour représenter l'équivalent d'un télescope de 180 mètres.
Histoire de damer le pion aux américains, les européens ont mis les bouchées doubles. Une société allemande a fabriqué les miroirs. Pour construire un miroir il a fallu fondre 45 tonnes de verre a 1400oC. Rien que le refroidissement a demandé 1 an et demi. Puis un spécialiste de l'optique près de Melun-Sénart s'est occupé du polissage. Dès cette année, les astronomes pourront observer un homme marchant sur la lune à plus de 400 000kms !

Antofagasta (Chili)
Mick Jagger me hurle dans les oreilles "Gimmi Shettler", une main me remue l'épaule, j'ouvre les yeux, un imposant policier me demande de sortir du bus qui est vide ! Il est trop tôt pour être déjà arrivé à Antofagasta ! Je rejoins à l'extérieur la file d'attente des passagers pour la fouille des bagages. J'ai pourtant passé la frontière il y a plusieurs jours ! Un policier ne prendra pas plus de 5 secondes à faire le tour de mes deux sacs. Je comprends alors le but de cet arrêt. Iquique a été déclaré (stratégiquement) zone franche "détaxée" en 1975. Intéressant pour les locaux seulement !
J'arrive à l'aube dans la plus grande ville du nord. Les rues sont désertes. Je trouve difficilement un hôtel dispo et bon marché. Après une sieste, je m'aventure dans les rues de la ville, qui fourmillent, spécialement dans les paseos. La ville que j'ai jugé trop vite triste et maussade, m'apparaît maintenant au contraire pleine de vie et de couleurs.
Le terminal Pesquero (port) qui abrite un marché quotidien est très actif. Un "découpeur de poissons" à la chaîne, rejette les restes à la mer, et attire un groupe de lions de mer et plusieurs pélicans.
Pour rejoindre les plages au sud de la ville il faut longer un long moment l'avenida Grecia sous un soleil de plomb. Je rejoins en bus celle de Juan Lopez qui se trouve face à la ville sur une presqu'île. C'est aussi un petit village de pêcheurs...bien tranquille.
Entre Juan Lopez et Antofagasta se dresse au milieu de flots "La Portada". Enorme rocher sculpté par la mer en forme d'Arc de Triomphe".
La jeune gérante de l'hôtel passe la serpillière casque sur les oreilles. Claudia a vécu de nombreuse années à Conception, près de 2000kms plus au sud. Elle a choisi de rejoindre le nord du pays pour son climat plus chaud et plus doux tout au long de l'année.

Les Incas, après 1470 consolident leur conquête en descendant dans le sud et en s'appropriant les vallées et la côte de la troisième région chilienne. Ils installent des colonies agricoles et développent la métallurgie.
Diego de Almeyda originaire de Copiapo, infatigable explorateur, découvre en 1823 le cuivre de la mine Las Animas.
En 1927, ouverture de Potretillos, la plus grande mine de cuivre de la région.
En 1959 débute la production de la mine El Salvador, l'une des plus importantes du pays.
La mine Escondida dans le nord du pays est la plus grande réserve de cuivre du monde.
Le Chili est premier producteur mondial de cuivre. Les produits miniers représentent la moitié des revenus d'exportation du pays. Le cuivre à lui seul 38% des exportations totales.

Copiapo/Caldera (Chili)

Escale à Copiaco. Je compte passer quelques jours dans le parc national "Nevado Tres Cruces", mais j'apprends que la visite de ce parc se fait exclusivement en groupe avec un guide, et à un prix élevé. La ville ne présente pas d'autre intérêts pour moi et je la quitte rapidement non sans avoir avant visiter le "museo de Ferrocarriles" et la vieille gare ferroviaire qui retrace l'histoire de la première voie de chemin de fer d'Amérique du Sud "Copiapo-Caldera"...transport de produits miniers oblige.
Je remonte légèrement au nord pour atteindre Caldera. Beaucoup plus agréable cette petite ville de 10 000hab. me rappelle l'ambiance provinciale de Pisco.
Tia Luisa, propriétaire de la maison familiale, m'invite à boire un verre de Pisco...qu'elle apprécie tout particulièrement. Je passe la nuit avec elle et Joanita, une pensionnaire de Santiago, dans la cuisine...
Sur le port, de nouveau un marché avec des produits frais de la mer, et quelques lions de mer et pélicans attendant leurs rations. J'assiste à la remise à l'eau d'un chalutier qui a subi une cure de jouvence.
Je loue un vélo pour me rendre à 10kms au nord de Santiago dans la Naturaleza. De gros rochers gris tachetés de noir, c'est le résultat d'un processus géologique très rare (fusion entre plusieurs roches). J'entends des grognements de cochons provenant d'une des nombreuses collines qui dessinent cette zone côtière. Curieux, je m'approche de l'endroit, finalement les cochons s'avèrent être des lions de mer qui ont envahi un îlot à 50 mètres de la cote.
Au sud, plus petit que Caldera, mais plus fréquentée, la célèbre plage de Bahia Inglesa. Le sable est blanc et l'eau transparente.
Sur la place des armes de Caldera, de nombreux étalages proposent des produits artisanaux. On trouve de tout, même des dents fossilisés de Megalodon (ancêtre du requin). Tous les soirs, la population (en grande partie des vacanciers) se retrouve sur cette place pour déguster les spécialités du terroir ou écouter un concert...
Les vacances nationales font monter les prix et remplissent les hôtels, mais je profite des festivités de la saison. L'évènement annuel de Caldera est son festival de vidéos et films. Il a commencé aujourd'hui et amateur de cinéma je vais en profiter.

En 1951, parrainé par le président chilien Videla, un hydravion réussit un vol transocéanique vers l'Ile de Pâques. Il en ramène un trophée, un Moai, qu'il installe á la Serena. En 1995, le voila expédié à Milan dans une collection d'art. Le gouvernement espagnol, l'engage ensuite pour l'exposition universelle de Séville. Lors d'un accident de manipulation on lui casse le cou. Une fois restauré, il voyage á Bordeaux, où il subit de nouveau une fracture. Il revient au Chili en octobre 1996 et on décide de le laisser enfin en paix.

La Serena (Chili)
Dans le musée archéologique de La Serena, le grand Moai semble me contempler en rêvant à son île. Dans la salle voisine, je croise d'autres regards...des têtes réduites provenant d'amazonie. A proximité du musée, le mercado La Recova avec plusieurs dizaines d'étalages. Ils proposent des produits artisanaux, en provenance du Pérou, où la main d'oeuvre est bon marché et fait la fortune des commerçants.
Je me rends sur les ruines de l'usine de Charles Lambert. Cet inventeur français, arrivé dans la région en 1818, fit fortune dans les mines de charbons avec une nouvelle technique de traitement de minerais. Il deviendra un des hommes les plus riches d'Amérique du Sud.
La Sérena, réputée pour ses nombreuses plages, fait le plein tous les étés. La spacieuse place des armes commence à s'animer en début d'après-midi, et jusqu'à 1h00 du matin. De multiples étalages alimentaires et d'objets artisanaux quadrillent le lieu. Au centre, on peut assister à différents spectacles de rue, marionnettes pour enfants, comiques, peintres...
Ce soir, un groupe de musiciens se produit sur une des artères de la place, accompagné de danseurs. Je vais assister à la cueca, danse folklorique nationale. Toujours en couple, et chacun équipé d'un foulard à la main. Ca commence plutôt lentement, avec le public qui frappe des mains, puis la cadence s'accélère...le jeu de jambes est très technique et rapide.
Apres les festivités, il est l'heure d'aller dîner et ensuite de prolonger la nuit dans un pub ou une discothèque, jusqu'à l'aube pour les plus courageux.
La plage de la Sérena, longue de 7 Kms, peut servir de lieu de récupération. Mais attention, le soleil frappe très fort entre 13h00 et 16h00. Les autres dangers sont les vagues et le courant. L'hélicoptère survole sans cesse cette zone, et j'assiste au sauvetage d'un petit groupe de nageurs éloignés, ne pouvant plus regagner la rive.

Coquimbo, considéré comme le parent pauvre de la Sérena, repose sur une colline qui a les pieds dans l'eau. Il y a peu d'édifices de grande taille, mis a part la croix du 3eme millénaire. Installée au sommet de la colline, elle culmine la région du haut de ses 115 mètres. Elle est faite de béton et aura bientôt un revêtement d'apparence métallique...à l'image du futur !?

Coquimbo (Chili)

Je me rapproche du ciel en me rendant au sommet de la croix du 3eme millénaire, par ascenseur. La cruz est entièrement creuse et visitable. Elle abrite plusieurs salles où l'on peut voir divers objets religieux. Tenues, bijoux, sculpture...etc...Quel contraste ! La richesse de la haute hiérarchie religieuse au milieu d'une ville ou la majeure partie de la population vit dans le besoin...mais heureuse.
A deux pas, un autre édifice religieux. Une église à l'abandon, tout comme le quartier. C'est bien la première fois que je vois une église faite entièrement de métal. De plus, un coq surplombe la croix au sommet ! Classique chez nous, mais je pense quasiment unique sur ce continent. Elle est l'oeuvre de notre cher Gustave Eiffel qui est venu en personne superviser le chantier. Sûrement en rapport avec la présence de C. Lambert qui était l'un des principaux propriétaires de la raffinerie de cuivre de Coquimbo. (La plus grande du monde à l'époque !).
Je déjeune sur le port, où se trouvent quelques restaurants et surtout un grand marché où l'on peut déguster directement sur les étalages les produits que vendent les commerçants. On me propose des mariscas, mais je me contente de crevettes, car j'ai lu dans la presse qu'une maladie touche actuellement les huîtres des cotes chiliennes et a déjà contaminé plus de 3000 personnes.

La vallée del Elqui qui suit le cours du Rio Elqui à l'est de la Serena est surtout connue pour ses vignes qui produisent le meilleur pisco du pays....et du monde bu par les chiliens. Son climat privilégié et ses terres d'excellente qualité, permettent aussi la culture des fruits exotiques. Parsemée de nombreux petits villages, c'est aussi la terre natale de la poétesse Gabriella Mistral, l'un des deux prix Nobel avec Pablo Neruda. Les plus grands observatoires du monde actuels se trouvent également ici. Cette magnifique vallée attire de nombreux campeurs chiliens et même des OVNI selon certains.

Vicuna (Chili)

Réservé depuis la Séreux quelques jours auparavant, je me rends à l'office de l'observatoire Mameluck qui se trouve près de Vicuna. La visite est prévue à 01h30, mais je dois revenir à 20h15 pour une confirmation de l'observatoire après le bulletin météorologique. Je vais pouvoir enfin observer des planètes comme Saturne !...Ma joie sera de courte durée, à 22h30, les visites de nuit sont annulées pour cause de ciel nuageux !! Les listes d'attente pour les nuits suivantes sont pleines ! Déçu, je recherche désespérément un endroit où boire un Piscine Sour...introuvable !! Je décide de partir le lendemain pour Montegrande et Pisco Elqui au fond de la vallée. Dans ces deux villages, plusieurs distilleries proposent des visites et dégustations gratuites. Je rencontre deux jolies chiliennes Alejandra et Montsérra, qui semblent aussi apprécier le Pisco, et avec qui je noie ma peine...à défaut de planètes, je vois des étoiles. Je me trouve sur la place de Montegrande, il me semble entendre une voix crier mon nom ! Je scrute la place et j'aperçois Wilson et sa famille. Le couple chilien et leurs petits enfants, qui sont descendus dans le même hôtel que moi à la Sérena, et qui sont aussi venus goûter à la spécialité de la région.
De retour à Vicuna, je suis sur le chemin qui mène au Cerro de la Virgen, point culminant de la vallée, je demande ma route à une patrouille de carabineros. Il me faudra attendre un bon quart d'heure avant d'avoir mon information. Le policier, m'ayant d'abord cru militaire, semble fan de groupes d'interventions spéciaux et me questionne un long moment sur la légion étrangère et le GIGN ! Une fois au sommet, je contemple, tout comme semble le faire aussi la Virgen, la verte vallée entre ces deux énormes chaînes de montagnes.

De retour à la Sérena, je récupère le plus gros de mes bagages, je salue mon hôte la abuela Lidia (qui ressemble a la mienne) et je pars pour la capitale Santiago qui n'est plus qu'a 474kms.


 

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